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Un microcontrôleur Bluetooth 5.2 à double cœur de Maxim abaisse de 33% la facture matérielle des objets connectés

Publié le 20 août 2020 à 17:22 par Pierrick Arlot        Composant  Maxim

Maxim MAX32666

Sous la référence MAX32666, Maxim Integrated a lancé cet été un microcontrôleur censé réduire d’un tiers la facture matérielle (BOM) des produits connectés sans fil Bluetooth Low Energy alimentés sur pile-bouton, tout en prolongeant leur autonomie. Selon la société de semi-conducteurs (en cours de rachat par son compatriote Analog Devices), ce circuit intégré à double cœur Arm Cortex-M4 avec unité de calcul en virgule flottante et interface Bluetooth Low Energy 5.2 associe sur une seule puce mémoire, blocs de de sécurité, périphériques de communication, gestion d’alimentation et fonctions de traitement typiquement fournies par plusieurs microcontrôleurs (processeur d’application, contrôleur de capteurs, microcontrôleur BLE, circuit de gestion de l’alimentation). Une approche qui s’avère non viable pour les applications IoT dont la complexité va grandissante mais qui exigent néanmoins compacité et longue autonomie, indique Maxim.

Le MAX32666 à double cœur Arm Cortex-M4F cadencé jusqu’à 96 MHz intègre en pratique un régulateur SIMO (Single Inductor Multiple Output) qui évite le recours à un PMIC externe ainsi qu’un sous-système BLE 5.2 dont l’émetteur/récepteur affiche une puissance d’émission maximale de +4,5 dBm pour une sensibilité en réception de -95 dBm. Côté sécurité, il protège les applications d’éventuelles cybermenaces grâce une unité TPU (Trust Protection Unit) avec accélérateur mathématique pour l’algorithme de signature numérique à clé publique ECDSA (Elliptic Curve Digital Signature Algorithm), blocs d’accélération pour les chiffrements AES-128, AES-192 ou AES-256, générateur de vrais nombres aléatoires (TRNG) et accélérateur de hachage SHA-2. Le microcontrôleur peut également protéger le firmware grâce à un amorçage sécurisé.

Le MAX32666 dispose d'une mémoire embarquée avec jusqu'à 1 Mo de flash et 560 Ko de SRam, avec mécanisme de correction d'erreur (ECC) en option pour les applications nécessitant une robustesse extrême, ainsi que de plusieurs périphériques (USB 2.0, SPI, I2C, I2S, UART, 1-Wire, SDIO, etc.).

Proposé en boîtier de 3,8 x 4,2 mm, le microcontrôleur affiche une faible consommation en mode actif (27,3 µA/MHz sous 3,3 V à partir de la mémoire cache) et consomme seulement 1,2 µA sous 3,3 V dans le mode le plus frugal.

« On peut toujours continuer d’ajouter des microcontrôleurs à n’importe quelle application IoT mais la nécessité de remplacer les piles fréquemment pénalise l’usage et le côté pratique pour l’utilisateur final, indique Kris Ardis, directeur exécutif de la division Microcontrôleurs, Sécurité et Logiciels de Maxim. En appliquant les économies d'énergie issues des technologies des dispositifs électroniques portés sur soi au domaine plus large des applications IoT, cette nouvelle famille de processeurs permet d'allonger l‘autonomie, tout en améliorant les performances de calcul. »

Vous pouvez aussi suivre nos actualités sur la vitrine LinkedIN de L'Embarqué consacrée aux microcontrôleurs : Embedded-MCU

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