L'embarqué > Marchés > Conjoncture > Transports : le pôle i-Trans mise sur l’électronique embarquée et l’Internet des objets

Transports : le pôle i-Trans mise sur l’électronique embarquée et l’Internet des objets

Publié le 04 décembre 2019 à 12:48 par François Gauthier        Conjoncture

Pôle i-Trans

Dans sa feuille de route élaborée pour la phase IV des pôles de compétitivité et qui a été validée par l’Etat, le pôle à vocation mondiale i-Trans, basé en région Hauts-de-France et focalisé sur les transports terrestres durables et la logistique, s’est fixé, selon ses dirigeants, une double ambition. Le pôle souhaite continuer d’accélérer et d’enrichir la dynamique d’innovation à l’œuvre depuis plus de dix ans au service des domaines phares du pôle (ferroviaire, automobile, logistique et mobilité) et mettre sa force de frappe au service de deux nouvelles filières. D'un côté, l’électronique dont le volume ne cesse d’augmenter dans les équipements de mobilité, transport et logistique, et, de l'autre, l’aéronautique, en lien avec la présence significative d’équipementiers de rang 1 et 2 en Hauts-de-France, une industrie qui doit relever des défis liés à la transformation numérique, très similaires à ceux rencontrés dans le ferroviaire et l’automobile.

Dans la mise en œuvre de cette phase IV, le pôle explorera en termes d’innovation technologique trois grands champs : l’innovation produit (ou service associé) autour du véhicule et du train autonomes et de la modélisation, l’innovation en termes d’outils industriels avec, entre autres, la diffusion de l’électronique dans les entreprises et la mise au point d’un centre d’essai pour l’innovation ferroviaire et, enfin, l’innovation en matière d’usages avec notamment de nouvelles solutions intelligentes de mobilité.

Pour ce faire un intérêt particulier sera porté sur huit technologies clés sur lesquelles travaillent les partenaires académiques du pôle i-Trans : les capteurs intelligents (utilisation et adaptation), le Big Data (valorisation et exploitation), la modélisation et la simulation numérique, l’Internet des objets, les systèmes embarqués distribués (déploiement et sécurité), l’intelligence artificielle et les réseaux intelligents et connectés.

Le pôle indique que ces technologies ne seront pas limitatives, et que pourront aussi être explorés les apports des matériaux avancés et actifs, de la cobotique, de la robotique autonome, des technologies de l’hydrogène, ou encore des nouvelles technologies de propulsion par exemple.

Enifn, i-Trans insiste sur l’importance des compétences, avec la mise en place de plusieurs actions concrètes en matière de formation et de diffusion des connaissances avec notamment ses partenaires académiques comme la mise au point de cursus de masters, à l’image du mastère Ferroviaire de la CGE (Conférence des grandes écoles), habilité par l’ENPC, l’Ensiame et l’UTC. Avec des partenaires académiques et industriels, i-Trans s’attachera dans le même temps à développer des séminaires de formation sur des enjeux forts de compétitivité : amélioration de la supply chain, intégration de la numérisation dans les processus industriels, intégration de plateformes de l’industrie 4.0 (fabrication additive, robotique collaborative, robotique mobile, réalité virtuelle, réalité augmentée).

Sur le même sujet