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Selon l’IFR, simplification, collaboration et numérisation sont les moteurs clés du marché des robots industriels

Publié le 24 février 2020 à 11:40 par François Gauthier        Perspective

Selon l’IFR, simplification, collaboration et numérisation sont les moteurs clés du marché des robots industriels

Selon son rapport annuel sur le marché de la robotique, l’IFR (International Federation of Robotics) estime que de 2020 à 2022, près de 2 millions de nouvelles unités de robots industriels devraient être installées dans des usines du monde entier.

« La robotique et l'automatisation intelligentes sont essentielles pour faire face aux nouvelles tendances de consommation, à la demande de produits variés ou aux défis liés aux barrières commerciales, commente Susanne Bieller, secrétaire générale de l'IFR. Et de nouvelles solutions technologiques ouvrent aujourd’hui la voie à plus de flexibilité dans la production. »

Selon l’IFR, la programmation et l'installation de robots deviennent ainsi beaucoup plus faciles. Sur ces robots de nouvelle génération, on trouve notamment des capteurs numériques combinés à un logiciel d’analyse, une combinaison qui permet d’aborder des méthodes de programmation par apprentissage ; la tâche que le bras du robot doit effectuer est d'abord exécutée par un humain qui le guide à la main à travers les mouvements souhaités. Ces données sont ensuite transformées par le logiciel dans le programme numérique du bras du robot. À l'avenir, les outils d'apprentissage automatique permettront en outre aux robots d'apprendre par essais et erreurs ou par démonstration vidéo et d'optimiser eux-mêmes leurs mouvements.

Autre évolution selon l’IFR, les robots collaborent désormais de plus en plus avec les utilisateurs. Avec la capacité de travailler en tandem avec les humains, les systèmes robotiques modernes sont ainsi capables de s'adapter à un environnement en évolution. La gamme d'applications collaboratives proposées par les fabricants de robots continue donc de s'élargir. Actuellement, les applications d'espace de travail partagé sont les plus courantes. Le robot et l'ouvrier fonctionnent côte à côte, exécutant les tâches de manière séquentielle. Les applications dans lesquelles l'humain et le robot travaillent en même temps sur la même partie sont encore plus difficiles. La recherche et développement se concentre ici sur les méthodes permettant aux robots de répondre en temps réel. Tout comme deux travailleurs humains collaboreraient, les équipes de R&D veulent que ceux-ci adaptent leur mouvement à leur environnement, permettant une collaboration réactive. Ces solutions incluent la voix, le geste et la reconnaissance de l'intention par le mouvement humain.

Les robots passent au numérique

Les robots industriels sont les composants centraux de la production numérique et en réseau dans l'industrie 4.0. Selon l’IFR il est donc important qu'ils puissent communiquer entre eux, quel que soit le fabricant. Dans ce cadre, l’OPC Robotics Companion Specification, qui a été développée par un groupe de travail conjoint du VDMA (Verband Deutscher Maschinen und Anlagenbau, Mechanical Engineering Industry Association) et de l'OPC (lOpen Platform Communications Foundation), définit une interface générique standardisée pour les robots industriels et permet aux robots industriels de se connecter à l'Internet industriel.

Parallèlement, les technologies dans le cloud sont également un catalyseur de nouveaux modèles commerciaux. Le leasing de robots par exemple - appelé Robots-as-a-Service - présente des avantages qui pourraient être particulièrement attractifs pour les petites et moyennes entreprises : pas de capital engagé, coûts fixes, mises à niveau automatiques et nul besoin d'opérateurs de robots hautement qualifiés.

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