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Réseaux mobiles : les femtocells deviennent autonomes et se font déposer par des drones

Publié le 04 novembre 2016 à 12:57 par François Gauthier        Objet de la semaine

Nokia F-Cells

L'équipementier télécoms Nokia, à travers les travaux de ses laboratoires Nokia Bell Labs, estime avoir développé une technologie de rupture dans le monde des télécoms mobiles, avec des femtostations de base (femtocells) pour usage résidentiel ou en entreprise, qui s'avèrent entièrement autonomes en énergie et capables de communiquer avec l'infrastructure réseau via une liaison sans fil. Une approche qui permet d’éliminer définitivement toutes les connexions filaires (cuivre ou optique) reliant traditionnellement ces petites stations de base au coeur de réseau et qui ouvre la voie à la création de véritables réseaux numériques agiles pour des applications de communication entre humains ou entre machines.

Cerise sur le gâteau, il est possible de poser ces femtocells n’importe où (sur un toit, une prairie…) grâce à des drones qui peuvent transporter aisément les F-Cells au vu de leur faible poids.

Une fois mise en place, la femtostation, dotée de ses propres capteurs solaires, se configure elle-même et s’autoconnecte au réseau, avec la possibilité, instantanément, de gérer des flux vidéo de haute définition.

La technologie sous-jacente s’appuie sur une architecture réseau distribuée où les principaux éléments fonctionnels sont positionnés à des endroits clés. De fait, on trouve au coeur de l'architecture  un système Mimo massif de 64 antennes, placé en un point central et utilisé pour former 8 faisceaux  de communication distincts qui alimentent huit F-Cells autonomes alimentées via des panneaux solaires. Chaque F-Cell a été conçue pour fonctionner avec l'énergie fournie par des panneaux qui épousent la structure-même de la petite femtostation.

L’architecture choisie supporte des communications sans fil de type NLOS (Non-Line-of-Sight) en mode FDD (Frequency Division Duplex) ou TDD (Time Division Duplex) avec la capacité de gérer en parallèle jusqu’à huit canaux indépendants de 20 MHz. Soit un débit de données utile d’environ 1 Gbit/s pour les réseaux LTE existants. Dans le futur, Nokia estime même qu’il sera possible d’atteindre des débits de plusieurs dizaines de Gbit/s avec des bandes passantes plus larges, l'utilisation de nouvelles bandes de fréquence et un plus grand nombre d'antennes.

« Ces F-Cells de nouvelle génération vont permettre de connecter facilement entre eux des milliards d’objets sur Terre, et de créer des réseaux numériques qui vont transformer notre vie quotidienne », s’enflamme Marcus Weldon, le président des Nokia Bell Labs et directeur technique de Nokia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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