L'embarqué > Matériel & systèmes > Objet de la semaine > Quand le bracelet connecté devient auxiliaire de santé…

Quand le bracelet connecté devient auxiliaire de santé…

Publié le 10 février 2017 à 12:42 par François Gauthier        Objet de la semaine

K'Track

Jusqu’à présent les bracelets connectés, qui forment l'un des segments les plus dynamiques du domaine du "wearable" (ensemble des dispositifs électroniques portés sur soi), s’intéressaient au bien-être des individus qui les portent en leur indiquant la distance parcourue à pied, le nombre de calories dépensées, etc. tout en s’aventurant vers des sphères un peu plus médicales (battements cardiaques, pulsations, taux d’oxygène dans le sang…). Avec le bracelet K’Track dévoilé lors du dernier CES par le français PKvitality, filiale centrée sur les biotechnologies de la start-up PKparis, on bascule franchement dans une nouvelle génération de bracelets, véritables auxiliaires de santé.

K’Track Glucose est en effet une montre connectée capable de mesurer le taux de glycémie dans le sang et d'autres marqueurs physiologiques, sans douleur et sans prélèvement de sang. La technologie SkinTaste sous-jacente est en fait liée à une gamme de biocapteurs qui s’insèrent sous la montre et testent la composition chimique de la peau. Cette technologie ouvre une nouvelle voie sur le marché des objets connectés de santé qui potentiellement, d’après PKparis, s’adresse à quelque 415 millions de diabétiques dans le monde. En leur évitant d’avoir recours à des processus lourds et douloureux de prélèvements de sang quotidiens.

Sur le même principe, le produit K’Track Athlete assure le contrôle en temps réel du niveau de lactate (acide lactique), un indicateur de la fatigue musculaire.

Concrètement, SkinTaste s’appuie sur des biocapteurs utilisant des micro-aiguilles d’une longueur inférieure à 0,5 mm pour collecter et analyser la composition chimique du liquide interstitiel qui se trouve juste en dessous de la surface de la peau. En moyenne, 16% du poids d’un individu (soit environ 10 kg pour une personne moyenne) est composé de ce liquide qui participe à la circulation et au renouvellement des nutriments dans les cellules et qui contient plusieurs biomarqueurs tels que le glucose. Contenu dans une module baptisé K’apsul, ce dispositif a été conçu pour s’intégrer dans des appareils comme des montres, des brassards ou des bracelets et se décline en différentes versions permettant d’analyser divers biomarqueurs. A l’aide d’une simple pression sur la montre, les capteurs pénètrent dans l’épiderme et prélèvent un échantillon infinitésimal de liquide interstitiel, celui-ci étant ensuite analysé par le système K’Track. Si l’utilisateur ressent une très légère pression sur sa peau, il ne ressent en revanche aucune douleur puisque les capteurs n’atteignent jamais le nerf ni les vaisseaux sanguins, qui se trouvent généralement à 1 mm ou plus en dessous de l’épiderme (voir schéma ci-dessous).

Les résultats de la mesure sont ensuite diffusés en moins d’une minute directement sur la montre. Selon PKparis, il s’agit du premier dispositif de contrôle de glycémie précis, non basé sur le prélèvement de sang et intégré dans un seul et même appareil. A noter que des tentatives similaires, non couronnées de succès, ont été développées par Apple ou Google

Sur le même sujet