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Pour AT Kearney, l'IoT représente en Europe un marché potentiel de 940 Md€ à l'horizon 2025

Publié le 11 janvier 2016 à 11:40 par François Gauthier        Perspective

Pour AT Kearney, l'IoT représente en Europe un marché potentiel de 940 Md€ à l'horizon 2025

Le cabinet d’études de marché AT Kearney a présenté la semaine dernière à Paris une étude complète d’une trentaine de pages sur le potentiel économique de l’Internet des objets en Europe. La société d'analystes évalue ce marché à environ 940 milliards d’euros à l'horizon 2025, ce qui équivaut à 7 points de croissance sur la période. Les cinq secteurs industriels principaux concernés - et analysés dans l’étude - sont le transport et l'hôtellerie (250 milliards d'euros), la santé (235 milliards d'euros), la domotique (160 milliards d'euros), les équipements industriels (160 milliards d'euros) et le commerce (60 milliards d'euros).

Selon les auteurs du rapport, l’IoT en Europe pourrait générer 430 milliards d'euros en gains de productivité, 300 milliards d'euros en augmentation de pouvoir d’achat, 210 milliards d'euros en équivalent de temps de travail libéré grâce à l’IoT et un marché de 80 milliards d’euros pour les solutions technologiques dédiées. A ce niveau,  AT Kearney distingue par ordre décroissant les systèmes d’intégration (22 milliards), les services et plates-formes liés à cette intégration (18 milliards), les prestations de services, notamment pour l’intégration des solutions dans le cloud et pour la sécurité (15 milliards), les solutions liées à la connectivité (15 milliards également), les composants et modules pour les objets connectés (10 milliards) et enfin le logiciel (1 milliard).

Pour ce qui concerne la connectivité, l'un des cœurs de l’IoT, AT Kearney estime que la majorité des objets seront connectés localement, via leur tag RFID intégré ou via les technologies sans fil Wi-Fi, Bluetooth ou ZigBee. Du côté des réseaux longue portée et basse consommation LPWA (Low Power Wide Area) basés sur des technologies comme LoRa ou Sigfox (toutes deux d'origine française), le marché en volume des modules de connectivité associés atteindrait 620 millions d'euros en 2025, contre 150 millions pour les modules de connexion aux réseaux cellulaires classiques 3G/4G (voir graphique ci-dessous).

D’un point de vue plus stratégique, sans surprise, ATKearney souligne à la fois le potentiel de l’Europe, notamment aux niveaux technologique et réglementaire, et la faiblesse du Vieux Continent au niveau des relations, jugées trop faibles, entre groupes industriels historiques et jeunes sociétés innovantes. L'étude pointe aussi du doigt la difficulté à faire émerger des acteurs régionaux de taille mondiale (véritable serpent de mer de la politique industrielle européenne !).

Côté applications, AT Kearney incite les autorités européennes à porter leurs efforts sur sept domaines : l’automobile, la santé, les réseaux d’énergie dans les villes (électricité, eau, gaz), les télécoms, la finance, les équipements industriels et la sécurité.

L’intégralité de ce rapport est téléchargeable ici.

 

 

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