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Mi-drone, mi-satellite, le dirigeable stratosphérique Stratobus prendra son envol en 2020

Publié le 27 avril 2016 à 11:20 par Pierrick Arlot        Architecture

Stratobus

Thales Alenia Space annonce le démarrage officiel du projet de recherche et développement Stratobus. Ce dirigeable stratosphérique autonome vient d’être conventionné à hauteur de 17 millions d’euros par le Commissariat général à l’investissement (CGI) dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA). Ce financement couvre la phase de mise au point des technologies clés pour une durée de 24 mois et se conclura par la réalisation d’un démonstrateur en 2018, puis par un premier vol de qualification et de certification en 2020.

Le Stratobus aura vocation à se positionner à une altitude de 20 kilomètres au-dessus de son théâtre d’opérations, dans des couches basses de la stratosphère où la densité de l’air est suffisante à la portance du ballon. Selon Thales Alenia Space, les vents à cette altitude sont modérés et stables autour de 90 km/h maximum sur toute la zone terrestre située entre les tropiques. La motorisation électrique du dirigeable devrait donc le maintenir en position stationnaire face au vent. Le Stratobus aura vocation à répondre à des missions de type surveillance des frontières ou de sites critiques sur terre comme sur mer (comme la protection vidéo des plates-formes off-shore). La sécurité militaire (lutte contre le terrorisme et les trafics de stupéfiants), le contrôle environnemental (feux de forêts, érosion des plages, pollutions…) et les télécommunications (Internet, 5G) devraient aussi faire partie de ses attributions.

Le lancement officiel du projet de R&D Stratobus a été accompagné de la signature des premiers contrats entre Thales Alenia Space, les partenaires français du programme et Bpifrance. La société CNIM (Construction navale industrielle de la Méditerranée) réalisera la structure équipée, l’anneau et la nacelle, Solution F la propulsion électrique, Airstar Aerospace l’enveloppe équipée, et Tronico-Alcen le conditionnement de l’énergie à bord. Aux partenaires français se joignent CMR-Prototech (Norvège) pour le stockage de l’énergie à bord et MMIST (Canada) pour le parachute de sauvegarde. Thales Alenia Space, chef de file du projet, a en charge le système, l’avionique, les générateurs solaires et la certification de l’aéronef.

« Le nouveau marché des HAPS ou High Altitude Pseudo Satellites, évalué à un milliard de dollars d’ici à 2020, attend son produit, et avec un horizon à 500 km, nous sommes convaincus que le Stratobus prendra une grande part de ce marché », a déclaré Jean-Loic Galle, PDG de Thales Alenia Space. De nombreux clients potentiels auraient d’ores et déjà été identifiés et le retour sur investissement pourrait être réalisé en moins de trois ans à compter de la commercialisation de Stratobus si l’on en croit l’industriel.

 

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