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Maxim dévoile un système porté au poignet apte à surveiller l'ECG, le rythme cardiaque et la température corporelle

Publié le 26 septembre 2018 à 11:37 par François Gauthier        Développement Maxim

Maxim wearables santé HSP 2.0

Wearable Health Sensor 2.0, tel est le nom donné par Maxim Integrated à sa plate-forme de conception de systèmes de surveillance en continu de plusieurs paramètres vitaux, systèmes que les utilisateurs peuvent porter au poignet. Cette plate-forme de prototypage, d'évaluation et de développement de nouvelle génération (également référencée MAXREFDES101#) est conçue pour réaliser des dispositif portés sur soi (wearables) afin de surveiller en continu l’ECG (électrocardiogramme), la fréquence cardiaque et la température corporelle. Objectif : économiser jusqu'à six mois de temps de développement pour ce type de dispositifs à la frontière entre les équipements dits de bien-être et les appareils médicaux.

La technologie proposée par Maxim permet en particulier de surmonter les difficultés des dispositifs de bien-être classiques à surveiller avec précision l’ECG au niveau du poignet (la plupart des autres appareils nécessitent une sangle thoracique) et à mesurer la température corporelle avec exactitude, pour laquelle il faut en général positionner le thermomètre ailleurs qu’au poignet.

Les dimensions de la plate-forme HSP 2.0, logée dans un boîtier de montre, permettent, selon Maxim, d'offrir des fonctionnalités basiques prêtes à l'emploi, et de commencer à travailler très rapidement sur la surveillance des paramètres vitaux. Les données peuvent être stockées sur la plate-forme pour l'évaluation des patients, ou transmises à un PC pour une analyse ultérieure. Toujours selon Maxim, contrairement à d'autres dispositifs wearables, les mesures de données recueillies par la plate-forme HSP 2.0 peuvent être la propriété de l'utilisateur, atténuant de ce fait les problématiques de confidentialité des données.

En tant que plate-forme ouverte, la technologie HSP 2.0 offre aussi la possibilité d’évaluer divers algorithmes sur la carte et de s’adapter rapidement à l’arrivée de nouveaux capteurs.

D’un point de vue technique, on retrouve sur cette plate-forme un microcontrôleur Darwin faible consommation, fondé sur un cœur Arm Cortex-M4 flanqué de 2 Mo de flash et développé par Maxim pour les applications portables et IoT (MAX32630), un circuit concentrateur de capteurs biométriques de très basse consommation avec l’algorithme de rythme cardiaque intégré (MAX32664), un système intégré de gestion d'énergie programmable, conçu pour les applications portables à très faible consommation (MAX20303), un capteur de température du corps humain doté d’une précision de ±0,1°C (MAX30205), un frontal analogique avec des voies d’entrée adaptées aux signaux biologiques à très faible impédance (MAX30001) et un oxymètre optique associé à un capteur de fréquences cardiaques à très faible consommation (MAX86141). Enfin signalons que cette plate-forme de développement prend en charge l’environnement Mbed d’Arm, pour bénéficier d’un niveau d'abstraction élevé, et donnant accès à une bibliothèque de logiciels en open source.

« Les wearables sont en train de se métamorphoser pour devenir beaucoup plus que de simples gadgets amusants pour la santé et le fitness, déclare Roeen Roashan, analyste en charge des technologies de santé pour IHS Markit. Leurs nouvelles capacités permettent aux professionnels de la santé de les utiliser comme des dispositifs de surveillance de santé virtuels, afin d’évaluer les maladies chroniques et le bien-être général. Des avancées comme la plate-forme HSP 2.0 de Maxim vont dans le sens de cette évolution vers une santé plus proactive. »

 

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