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L’industrie automobile se mobilise autour de la blockchain en créant le consortium Mobi

Publié le 04 mai 2018 à 10:13 par Pierrick Arlot        Architecture

Mobi

Dans le secteur de la nouvelle mobilité numérique, la technologie de la blockchain a le potentiel de rendre les transports plus sûrs, plus économiques et accessibles au plus grand nombre. C’est en tout cas ce qu’espèrent plusieurs constructeurs et équipementiers automobiles qui comptent pour plus de 70% de la production mondiale de véhicules et qui viennent de créer l’organisme Mobi (Mobility Open Blockchain Initiative). Un organisme chargé d’explorer les potentialités de la blockchain au sein d’un écosystème où entreprises et particuliers seront assurés de garder le contrôle sur leurs données de conduite, pourront gérer leurs transactions liées à l’autopartage et au covoiturage, et stocker en toute sécurité l’identification de leur véhicule et les informations liées à son usage.

L’organisme Mobi réunit pour l’heure Accenture, BMW, Bosch, Ford, General Motors, IBM, Luxoft, le groupe Renault, ZF ainsi qu’une trentaine d’entreprises et de start-up plus ou moins liées à la technologie blockchain (*).

On rappellera que la technologie blockchain s’appuie sur un réseau décentralisé public où les informations sont distribuées sur de multiples ordinateurs indépendants afin d’assurer la sécurisation des transactions, la protection et l’intégrité des données, ainsi que le respect des droits de propriété. La volonté des membres de l’initiative Mobi est, dans ce cadre, de créer la transparence et la confiance auprès des utilisateurs à travers une approche open source et de stimuler l’adoption rapide de cette technologie par les entreprises développant des services liés aux véhicules autonomes et à la nouvelle mobilité.

La présidence de l’initiative Mobi a été confiée à Chris Ballinger, ancien directeur financier et directeur des services de mobilité à l’institut de recherche du groupe Toyota. « La blockchain et la technologie de registre distribué DLT (Distributed Ledger Technology) vont redéfinir l’industrie automobile et la façon dont les consommateurs vont acheter, assurer et utiliser les véhicules, précise le chairman et CEO de l’organisme nouvellement créé. En faisant coopérer constructeurs automobiles, fournisseurs, start-up et agences gouvernementales, nous pouvons accélérer l'adoption de la blockchain au bénéfice des entreprises, des consommateurs et des communautés. »

On notera que les promesses de la technologie blockchain favorisent actuellement le regroupement de sociétés et de laboratoires de recherche. Ainsi, récemment, l’Inria, l’Institut de recherche technologique (IRT) SystemX et les écoles Télécom ParisTech et Télécoms SudParis ont décidé de mutualiser leurs compétences dans le domaine de la blockchain dans le cadre d’une initiative commune de recherche intitulée BART (Blockchain Advanced Research & Technologies). En 2017, Bosch, Cisco, Gemalto et Foxconn, associés à un aréopage de start-up, ont créé la Trusted IoT Alliance (d’ailleurs membre de l’initiative Mobi) dont l’objectif est de promouvoir un Internet des objets de confiance bâti sur la blockchain.

(*) Parmi les premiers membres de l’initiative Mobi, on compte pour l’heure Accenture, Aioi Nissay Dowa Insurance Services USA, Beyond Protocol, BigchainDB, Blockchain at Berkeley, BMW, Bosch, Chronicled, ConsenSys Systems, Context Labs, Crypto Valley Association, Dashride, Deon Digital, Digital Twin Labs, DOVU, Fetch.ai, FOAM, Ford, General Motors, Hyperledger, IBM, IOTA Foundation, Luxoft, MotionWerk, NuCypher, Oaken Innovations, Ocean Protocol, Outlier Ventures, Groupe Renault, Ride Austin, Shareing, Shift, Spherical Analytics, Trusted IoT Alliance, VeChain, Xain et ZF.

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