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Le module Jetson TX2 de Nvidia trouve déjà preneurs dans le domaine du mil-aéro

Publié le 14 mars 2017 à 10:14 par Pierrick Arlot        Sous-système Abaco

Le module Jetson TX2 de Nvidia trouve déjà preneurs dans le domaine du mil-aéro

[EMBEDDED WORLD 2017] Alors que la société Abaco Systems, très présente sur les marchés de la Défense et de l’aérospatial, avait dévoilé en 2016 une preuve de concept de calculateur durci de de 148 x 131 x 86 mm bâtie sur le module processeur Jetson TX1 de Nvidia, l'équipementier vient de prouver son engagement derrière la plate-forme Jetson TX2, tout juste annoncée par le fabricant de semi-conducteurs. (Lire Avec le module Jetson TX2, Nvidia conjugue intelligence artificielle et sobriété énergétique.)

Lors de la conférence de presse organisée par Nvidia, Abaco a en effet montré un prototype avancé d’un système mil/aéro compact et durci (photo ci-contre) architecturé autour de cette plate-forme matérielle dont l’ambition est d’apporter l’intelligence artificielle à des robots, des drones professionnels ou des caméras intelligentes. Des domaines que cible le système Abaco, conçu pour répondre aux contraintes SWaP-C (Size, Weight, Power and Cost) typiquement rencontrés dans des environnements difficiles comme les véhicules, drones ou engins roulants militaires plus ou moins autonomes pour des applications comme la génération de graphiques, la cartographie dynamique ou la vision artificielle (suivi de cibles, stabilisation d’image, etc.). Le produit d’Abaco qui porte le nom de code d’Ellroy devrait être lancé commercialement dans le courant du deuxième trimestre 2017.

Avec une enveloppe thermique limitée à 7,5 W pour des performances doublées par rapport à son prédécesseur, le Jetson TX1, le Jetson TX2, rappelons-le,  embarque en pratique le circuit intégré de type SoC Parker, déjà à l'œuvre dans la plate-forme pour voiture autonome Drive PX 2. Capable de développer une performance de 1,5 Tflops, le circuit repose en pratique sur la microarchitecture CPU Denver de prochaine génération et l’architecture GPU éco-efficace Pascal. Plus précisément, le SoC se développe autour de deux cœurs de processeur Denver 64 bits (Denver 2.0), basés sur une implémentation « maison » du jeu d’instructions ARMv8-A et reliés à quatre cœurs 64 bits ARM Cortex-A57 via une matrice d’interconnexion propriétaire, le tout fonctionnant dans une configuration multiprocesseur hétérogène cohérente. On y trouve aussi un processeur graphique GPU Nvidia à architecture Pascal de 256 cœurs et un codeur vidéo 4K x 2K à 60 images/s.

A noter que, sur Embedded World 2017, le canadien Connect Tech expose trois cartes porteuses spécifiquement conçues pour le Jetson TX2. La première, baptisée Cogswell, est prévue pour une utilisation avec des caméras industrielles compatibles GigE Vision. Elle est dotée de cinq ports Gigabit Ethernet dont quatre peuvent être utilisés pour alimenter en énergie des caméras selon le standard IEEE 802.3af (PoE) à 15,4 W (ou deux selon le standard IEEE 802.3af à 25,5 W). On y trouve aussi des ports HDMI, USB 2.0, USB OTG, USB 3.0, CAN, RS-232 ainsi qu’un emplacement d’extension Mini PCIe/mSATA.

La carte porteuse Spacely, quant à elle, cible les applications de type drones ou véhicules autonomes où la surveillance de l’environnement est critique. Elle permet aux utilisateurs de capturer des images via un maximum de six caméras Mipi CSI-2 et dispose d’une extension pour module de géolocalisation GPS/GNSS. La carte se distingue par la présence d’un port d’entrées/sorties multiples destiné à faciliter la connexion de contrôleurs de vol du type Pixhawk. Baptisée Sprocket, la troisième carte porteuse de Connect Tech (photo ci-dessus) est la plus compacte et la meilleure marché (99 dollars). Au même format qu’un module Jetson, elle dispose d’un port USB OTG, d’une entrée Mipi CSI-2 et d’interfaces UART 3,3 V (x2), I2C (x2) et GPIO (x4).

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