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Le CEA-Leti participe à un projet européen de deux ans focalisé sur les organes-sur-puce

Publié le 28 novembre 2017 à 11:52 par Pierrick Arlot        Conjoncture

Organ-on-a-Chip

Le projet de R&D Orchid (ORgan-on-Chip In Development), qui va bénéficier d’un financement de l’ordre de 500 000 euros de la part de l’Union européenne au cours des deux prochaines années, s’est fixé un objectif ambitieux. Il s’agit ni plus ni moins de mettre en place une infrastructure européenne qui permette le développement, la production et l’implémentation coordonnés d’organes-sur-puce.

Les organes-sur-puce sont le fruit de la combinaison de mini-organes humains et de technologies telles que la microélectronique, la microfluidique et les nanocapteurs. Selon le CEA-Leti, qui collabore au projet Orchid, cette approche offre déjà des outils innovants pour la découverte de nouveaux médicaments et offrira prochainement des alternatives aux tests sur animaux ainsi que de nouvelles applications en médecine personnalisée et en innocuité pharmacologique.

Dans le détail, les contributeurs du projet vont d’abord évaluer la technologie, l’état de l’art et les besoins non satisfaits, puis identifier les problèmes éthiques, établir des normes et identifier les mesures pour la mise en œuvre réglementaire. Une analyse économique et sociétale sera menée et les problématiques d’éducation et de formation seront abordées. Le projet Orchid développera également une feuille de route qui guidera les efforts de R&D requis et apportera sa pierre à la construction d’un écosystème de la technologie organes-sur-puce grâce à une plate-forme numérique de référence. Celle-ci rassemblera toutes les informations sur les initiatives existantes et nouvelles dans le domaine, l’idée sous-jacente étant d’assurer et de renforcer la domination de l’Europe en matière d’organes-sur-puce, précise le CEA-Leti qui, dans le cadre du projet, se focalisera sur le développement des écosystèmes.

Mené par le Leiden University Medical Centrum (Pays-Bas), le projet réunit également le consortium néerlandais hDMT (human Organ and Disease Model Technologies), qui se concentrera sur la stratégie et la feuille de route, le Fraunhofer IGB (Allemagne), qui planchera sur l'évaluation d'impact, la formation et l'éducation, l’institut de biosciences et biotechnologies de Grenoble (BIG), qui se focalisera sur la création de la plate-forme numérique permettant le partage de connaissances, l'Imec (Belgique) qui s’attachera aux aspects éthiques, réglementaires et normatifs, et enfin l'université de Saragosse (Espagne), chargé de la dissémination.