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Le CEA-Leti et l’Imec vont collaborer dans les domaines de l’intelligence artificielle et du calcul quantique

Publié le 20 novembre 2018 à 12:34 par Pierrick Arlot        Conjoncture

eAI

Le Leti, le laboratoire grenoblois du CEA Tech, et l’Imec, le laboratoire de recherche en nanoélectronique et en technologies numériques basé à Louvain en Belgique, ont signé une lettre d’intention qui ouvre la voie à un partenariat stratégique dans les domaines de l’intelligence artificielle et du calcul quantique. Deux domaines d’expertise jugés aujourd’hui stratégiques pour l’industrie européenne et cruciaux pour l’indépendance économique du Vieux Continent.

La collaboration renforcée entre les deux laboratoires devrait se focaliser sur le développement, le test et l’expérimentation de processeurs de calcul neuromorphiques et quantiques, dans le cadre notamment de systèmes de bordure de réseau (edge) dotés de fonctionnalités d’intelligence artificielle (eAI, Edge Artificial Intelligence). Les travaux communs du CEA-Leti et de l’Imec pourraient se concrétiser par la fourniture d’une boîte à outils numériques constituée de briques de base matérielles et utilisable par des partenaires industriels dans divers domaines d’activité, de la santé à la mobilité intelligente en passant par la production industrielle et l’énergie.

Le terme eAI, souligne le CEA-Leti, se réfère aux systèmes capables d’adopter un comportement intelligent localement (sans s’appuyer pour cela sur des plates-formes dans le cloud) grâce à des puces ad hoc. En ce sens ils peuvent analyser leur environnement et engager les actions requises pour atteindre des objectifs donnés. L’eAI, rappelle le laboratoire grenoblois, entretient la promesse de résoudre de nombreux défis sociétaux, du traitement de maladies non soignables aujourd’hui à la minimisation de l’impact environnemental des exploitations agricoles.

On rappellera que la décentralisation des technologies d’intelligence artificielle du cloud vers la bordure de réseau dans le cadre de vastes systèmes hétérogènes est un défi clé qui nécessite des innovations majeures dans le domaine électronique, notamment au niveau de la consommation des processeurs. Il suffit pour s’en convaincre de constater la multiplication des start-up focalisées sur le développement de processeurs IA ultrasobres à l’instar d’Esperanto, Eta Compute, GreenWaves, Gyrfalcon, Hailo, Syntiant ou XNOR.  

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