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Le benchmark ULPMark-CoreMark évalue les performances des microcontrôleurs au regard de leur éco-efficacité

Publié le 25 février 2019 à 08:25 par Pierrick Arlot        Outil de test

EEMBC

Confrontés à la demande des utilisateurs en quête de microcontrôleurs toujours plus sobres en mode actif, les fabricants de semi-conducteurs utilisent aujourd'hui le benchmark CoreMark du consortium EEMBC pour différentier leurs produits à basse consommation de leurs concurrents. Mais jusqu’ici il n’existait pas de règles ou de méthodes standard assurant la cohérence de ces mesures. Du coup, les utilisateurs de microcontrôleurs se retrouvent généralement face à des résultats difficilement comparables, chaque fabricant mettant en œuvre sa propre méthodologie de test.

Le groupe de travail ULP (Ultra-Low Power) du consortium EEMBC estime avoir mis un terme à ce état de fait avec la publication du banc d’essai ULPMark-CoreMark (ULPMark-CM) qui s’appuie sur une métrique du même nom et qui permet d’appréhender correctement quelle est la quantité de travail que peut fournir un microcontrôleur pour une quantité d’énergie donnée. S’appuyant sur les mêmes outils que les deux benchmarks ULPMark déjà existants, ULPMark-CP (CoreProfile) et ULPMark-PP (PeripheralProfile), ULPMark-CM complète les fonctionnalités de cette gamme d'outils avec un profil de consommation en mode actif, bâti sur le benchmark CoreMark classique, et une méthodologie clairement définie, la métrique étant proportionnelle au nombre d’itérations par millijoule.

« Lorsque l’on compare les fiches produit de différentes sociétés, la diversité des métriques mettant la performance en CoreMark en rapport avec l’éco-efficacité complique sérieusement les comparaisons croisées de microcontrôleurs, note Peter Torelli, le président du consortium EEMBC. Grâce à une métrique unique et à une définition claire de la méthodologie à mettre en œuvre, les comparaisons vont devenir beaucoup plus significatives. »

A noter que le benchmark donne plus qu’un résultat unique ; il génère en fait un ensemble de résultats pour différentes configurations qui renforcent la relation entre la performance et l’énergie consommée. Ainsi, le fait de cadencer le circuit à une fréquence supérieure améliore le score CoreMark (performance) mais s’avère plus énergivore. A contrario, l’utilisation d’une tension d’alimentation moins élevée améliore le score ULPMark-CM (éco-efficacité) au détriment de la performance. En présentant les deux scores côte à côte, le nouveau benchmark illustre clairement le compromis à trouver, indique le consortium EEMBC.

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