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La technologie radio NB-IoT sera adaptée aux dispositifs électroniques portés sur soi

Publié le 25 avril 2016 à 11:39 par Pierrick Arlot        Connectivité u-blox

NB-IoT Huawei

Depuis près d’un an maintenant, l’organisme de normalisation 3GPP, focalisé sur les technologies mobiles GSM, 3G, 4G et leurs évolutions, standardise sous le nom de NB-IoT (Narrow Band Internet of Things) une technologie radio à bande étroite, capable de coller aux besoins du marché de l’Internet des objets. La spécification, qui devrait être introduite dans la Release 13 des standards 3GPP, attendue en juin prochain, devrait se caractériser par une très bonne couverture indoor, le support d’un très grand nombre de dispositifs connectés à bas débit, une faible latence, un coût très faible de la connectivité, une basse consommation électrique et une architecture réseau optimisée.

Selon la société suisse u-blox, très impliquée dans le développement du NB-IoT (lire notre article ici), le groupe de travail 3GPP RAN (Radio Access Networks) a accepté lors de sa dernière réunion une proposition commune de la firme helvète et du britannique Neul (acquis en 2014 par l’équipementier chinois Huawei), proposition visant à intégrer dans la spécification une nouvelle classe de puissance d’émission pour les équipements NB-IoT. Si l’on en croit u-blox, cette classe 5, qui définit une puissance maximale d’émission de 20 dBm, va permettre de réduire encore la consommation de courant crête sollicité auprès de la source d’alimentation de l’objet (batterie ou pile) et d’élargir l’éventail d’applications ciblées par le NB-IoT, notamment dans le domaine des dispositifs électroniques portés sur soi (wearables) et des traceurs de localisation.

Pour rappel, le NB-IoT devrait pouvoir se déployer dans des canaux radio cellulaires de seulement 180 kHz de bande passante, à comparer au LTE-M, évolution « allégée » du LTE qui prévoit d’abaisser dès cette année la bande passante minimale du célèbre standard 4G de 20 MHz à 1,4 MHz (lire l’interview de Philippe Guillemette, le directeur technique de Sierra Wireless, ici). Ajoutons que Sierra Wireless a présenté en février un premier prototype fonctionnel de module LTE-M compatible avec la future Release 13 du 3GPP et ce à l'occasion du dernier Mobile World Congress.

Bâti sur un jeu de circuits ad hoc de la société Altair (acquise par Sony début 2016) et mettant en œuvre les procédés de réduction de la consommation PSM (Power Saving Mode) et EDRx (Extended Discontinuous Reception) définis par le 3GPP, le module a participé à des démonstrations LTE-M en communication réelle avec une infrastructure Ericsson. Selon Sierra Wireless, qui compte également commercialiser des modules NB-IoT (dans un second temps et en tant que technologie complémentaire au LTE-M), le LTE-M cible des applications M2M et IoT qui nécessitent des communications au débit de l’ordre de 375 kbit/s tandis que le NB-IoT vise plutôt des domaines d’application qui se satisfont de débits compris entre 20 et 80 kbit/s.

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