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La start-up Wiliot lève 19 M$ pour développer un Bluetooth alimenté par les ondes radio ambiantes

Publié le 17 novembre 2017 à 11:56 par Pierrick Arlot        Connectivité

Wiliot

En l’espace de dix mois, la toute jeune société de semi-conducteurs fabless Wiliot a réussi à lever 19 millions de dollars dont 14 millions le mois même de sa création en janvier 2017 et 5 millions apportés récemment par Qualcomm Ventures et M Ventures, entité du groupe pharmaceutique et chimique allemand Merck. La start-up, dont les équipes de R&D sont basées en Israël, développe une technologie sans fil qui vise à éliminer la nécessité de recourir à des piles, des batteries ou une prise électrique pour alimenter des objets connectés et tout particulièrement des balises ou capteurs Bluetooth.

La technologie, qui s’appuie sur la récupération de l’énergie ambiante portée par les ondes radio, devrait permettre la création de capteurs compacts, ultrafins, peu onéreux et faciles à maintenir. « Avec notre approche, il sera possible d’enfouir l’association d’un capteur, d’un processeur et d’un sous-système radio dans des produits, des emballages, des murs ou des meubles afin qu’ils communiquent avec d’autres dispositifs Bluetooth, smartphones compris, indique Tal Tamir, CEO et cofondateur de Wiliot. Dans l’absolu, tout ce que nous portons, touchons ou utilisons pourra intégrer des composants de détection connectés et passifs dotés d’une autonomie infinie. »

Parmi les applications envisagées, la start-up cite les emballages connectés, la géolocalisation indoor et les systèmes de positionnement en temps réel RTLS (Real Time Location Systems) qui ont le potentiel de révolutionner le suivi d’actifs.

Pour l’heure Wiliot prévoit des preuves de concept pour le second semestre 2018 pour une commercialisation d'une puce-système ad hoc début 2019 sur un marché des balises Bluetooth qui, après cinq ans d’existence, fait du surplace pour des raisons de coût, d’encombrement et de maintenance. A noter que la jeune société a été formée par un groupe d’ingénieurs spécialistes du sans fil qui avaient déjà créé Wilocity, un pionnier des communications radio à 60 GHz racheté par Qualcomm en 2014.

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