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La carte open source Udoo se convertit à l'architecture x86... et la marie au monde Arduino

Publié le 18 avril 2016 à 13:02 par François Gauthier        Sous-système

Udoo x86

La carte open source Udoo, inspirée par la société italienne Seco en partenariat avec l’université de Sienne, était connue jusque-là pour associer sur une petite surface (11 x 8,5 cm) un processeur NXP i.MX6, à un, deux ou quatre cœurs ARM Cortex-A9, et un sous-système intégré compatible Arduino équipé d’un microcontrôleur SAM3X8E à coeur Cortex-M3 d’Atmel. Aujourd’hui, Udoo s’éloigne quelque peu de cette voie en lançant l’Udoo x86 via un projet Kickstarter en cours qui a déjà levé environ 300 000 dollars sur les 100 000 demandés. L'Udoo x86 peut se définir comme une plate-forme à architecture x86, mais toujours en open source. Deux options sont proposées, l’une baptisée Udoo Basic et basée sur processeur Atom x5-E8000 d’Intel doté de 4 cœurs cadencés à 1,04 GHz et flanqué de 2 Go de mémoire RAM, et l’Udoo Advanced, architecturée autour d’un processeur Celeron N3160 d’Intel, doté de 4 cœurs à 1,6 GHz et 4 Go de RAM.

Sur ces plates-formes, les concepteurs de la carte ont incorporé en sus un circuit Quark à 32 MHz d’Intel (via le module Curie d’Intel), une mémoire eMMC de 8 Go et des entrées-sorties compatibles avec l’écosystème Arduino (plus spécifiquement l’Arduino/Genuino 101 qui justement met en œuvre un minimodule Curie). Bref, l’Udoo x86 se présente comme le fruit du mariage du monde PC avec la constellation Arduino. Avec la possibilité de n’utiliser que la partie Arduino pour des tâches simples, et de réveiller le processeur Atom ou Celeron pour des tâches lourdes.

Au-delà, on notera que la carte, destinée à ceux qui veulent développer des preuves de concept pour l’Internet des objets basées sur le monde Intel, intègre divers capteurs environnementaux (un accéléromètre et un gyroscope) ainsi qu'un module Bluetooth Low Energy pour la communication sans fil à courte portée. Côté interfaces, la plate-forme offre trois ports USB 3.0, trois sorties vidéo 4K et un lien Gigabit Ethernet.

Selon ses concepteurs, l'un des avantages majeurs de cette architecture est de proposer des performances jusque-là inégalées sur les cartes en open source traditionnelles (Rasperry Pi, BeagleBone…), comme l’indiquent les résultats d’un banc de tests publié sur le site Kickstarter, comparant ces cartes dans le cas de figure du pilotage de 3 écrans 4K en simultané (voir ci-dessous).

 

 

 

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