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L'IRT SystemX lance un projet sur la simulation pour la sureté du véhicule autonome

Publié le 31 mars 2015 à 11:50 par François Gauthier        Conjoncture

Voiture Autonome

Focalisé sur les problématiques d’ingénierie numérique des systèmes du futur, l’IRT (Institut de recherche technologique) SystemX vient de lancer le projet SVA, pour Simulation pour la sécurité du Véhicule Autonome. Objectif : développer des méthodes et outils d’aide à la conception et à la validation des situations que le conducteur peut rencontrer sur la route. Da fait, pour interpréter l'environnement qui l'entoure, le véhicule autonome disposera de capteurs (radars, caméras…), d’informations cartographiques, de données venant de l’infrastructure ou d’autres véhicules. La difficulté ici réside dans le fait qu'il faut réaliser une analyse de cet environnement tout en assurant la sécurité des passagers, alors que des événements potentiellement à risque peuvent survenir à tout moment. Les obstacles technologiques à surmonter sont dans ce domaine encore très nombreux. Concrètement, les équipes de recherche de l’IRT, travailleront selon quatre axes :

- La mise en évidence des limites des méthodologies actuelles pour la gestion de la sécurité, notamment au niveau de la norme ISO 26262, et la formulation de propositions d’évolution de ces méthodes.

- La fourniture de méthodes et d’outils de modélisation matérialisés par la mise à disposition d’une plate-forme ouverte, modulaire et évolutive à destination des constructeurs et équipementiers lors de la phase de conception. L’idée est de pouvoir simuler et valider la sûreté de fonctionnement des véhicules autonomes.

- Le développement de modèles intégrables dans la plate-forme et dans les outils pour modéliser en particulier le comportement des capteurs face aux perturbations extérieures (pluie, salissures, bandes de signalisation effacées sur la route, etc.).

- La mise en œuvre de scénarios de tests, interprétables par la plate-forme via l’adaptation d’outils existants afin de décrire des situations de conduite incluant des perturbations et des dysfonctionnements.

« Le projet SVA est particulièrement complexe d’un point de vue technique, commente François Stephan, directeur du programme Systèmes de systèmes de l’IRT SystemX. Le principal enjeu réside dans la capacité à permettre au véhicule autonome de remplir toutes les conditions de sécurité et de fiabilité dans des conditions externes perturbatrices, sans qu’il y ait de défaillances ou de pannes. C’est ce qu’on appelle “le fonctionnel sûr“. La complexité et l’infinité de cas à prendre en compte pour la sécurisation du véhicule autonome vont conduire à mettre en œuvre de la programmation déclarative, ce qui ne sera pas forcément compatible avec les outils actuellement utilisés. L’un des défis technologiques majeurs du projet sera donc d’assurer l’interopérabilité des outils de la plate-forme entre eux et avec les outils des partenaires. »
 
Doté d’une équipe de 13 personnes (sous forme d’équivalents temps-plein) sur une durée de quatre ans, le projet VSA associe les industriels All4tec, Apsys, Assystem, Continental, Oktal, PSA Peugeot Citroën, Renault, Sector et Valeo avec le CEA, le LNE (Laboratoire national d’essais) et l’UTC (Université de technologie de Compiègne) pour les partenaires académiques.  

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