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Internet des objets : Ericsson pousse la portée de la radio NB-IoT à cent kilomètres

Publié le 31 janvier 2019 à 12:07 par Pierrick Arlot        Connectivité

Smart Manufacturing

L’équipementier télécoms Ericsson a lancé une initiative dont l’objectif est d’étendre à cent kilomètres, contre environ quarante kilomètres habituellement, la portée standard maximale d’une liaison radio conforme au standard NB-IoT. Et ce par de simples mises à jour logicielles et sans modifier les objets et autres dispositifs NB-IoT. Cette initiative, que la société suédoise a baptisée NB-IoT Extended Cell Range 100km, devrait ouvrir de nouvelles opportunités en matière de connectivité IoT dans les régions rurales et reculées, notamment dans les domaines de la logistique, de l’agriculture et de la surveillance environnementale.

Ericsson a d’ores et déjà déployé des connexions NB-IoT jusqu’à 100 km avec l’opérateur Telstra en Australie (qui a pu ainsi étendre sa couverture à plus de trois millions et demi de kilomètres carrés) ainsi qu’avec l’américain Dish Network (une première sur le territoire des Etats-Unis).

L’initiative NB-IoT Extended Cell Range 100km entre dans le cadre des évolutions des fonctionnalités apportées au Massive IoT, l’un des quatre segments du marché de l’Internet des objets tels que définis par le Suédois. Les trois autres étant le Broadband IoT (qui procure des débits plus élevés et des latences plus faibles que le Massive IoT), le Critical IoT et l’Industrial Automation IoT. On notera que les solutions Broadband IoT lancées par Ericsson englobent les liaisons avec les drones, le network slicing ou découpage en tranches au niveau des réseaux d’accès radio (RAN), la gestion avancée de groupes d’abonnés et le LTE multigigabit (avec des débits de l’ordre de 2 Gbit/s et des latences d’environ 10 millisecondes). Les cas d’usage ciblés vont de l’automobile aux drones en passant par la réalité virtuelle et augmentée, les dispositifs électroniques évolués portés sur soi, la production industrielle intelligente et la distribution d’énergie intelligente.

Pour Ericsson, l’Internet des objets est un concept en évolution et l’IoT cellulaire devrait passer des applications basiques du Massive IoT, telles que le suivi d’actifs ou les compteurs communicants, à des cas d’usage de plus en plus complexes rendus possibles par le Broadband IoT (info-divertissement embarqué dans les voitures, réalité améliorée/virtuelle, drones, accessoires connectés évolués, etc.), puis par le Critical IoT (véhicules autonomes) et l’Industrial Automation IoT (robotique collaborative dans le secteur de la fabrication, par exemple).

Cette approche par étapes devrait permettre aux fournisseurs de services d’adapter les capacités de leurs réseaux IoT cellulaires aux cas d’usages actuels et futurs en améliorant les réseaux LTE tout en se préparant à la 5G. Avec une utilisation efficace de techniques telles que le découpage réseau, les fournisseurs de services, explique Ericsson, seront en mesure de prendre en charge les quatre segments avec une seule et même infrastructure réseau, et, partant, d’optimiser leurs actifs.

Selon l’équipementier, le nombre de connexions IoT cellulaires devrait atteindre 4,1 milliards en 2024, pour un taux de croissance annuel moyen de 27 % (lire notre article ici).

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