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En 2020, le "fog computing" enveloppera 5,6 milliards d’objets connectés non grand public

Publié le 08 juillet 2016 à 10:11 par Pierrick Arlot        Perspective

Edge computing

Pour les entreprises, le principal intérêt de l’Internet des objets réside dans les données générées par les milliards de capteurs et dispositifs « intelligents » disséminés dans les moyens de transport, les usines, les villes, les champs, les hôpitaux, les bâtiments… Alors que Cisco estime que l’Internet de « toutes choses » générera 507 500 milliards de gigaoctets de données en 2019, le défi à relever résidera dans la capacité des organisations à gérer, sélectionner et analyser ces flux massifs d’informations. Une condition sine qua non pour que les initiatives IoT des entreprises génèrent des gains de productivité et des chiffres d’affaires en augmentation.

Si jusqu’ici l’essentiel de la gestion et de l’analyse des données IoT est effectué dans le cloud ou les centres de données des entreprises, émerge aujourd’hui un modèle différent baptisé « edge computing » ou « fog computing » (informatique géodistribuée), note BI Intelligence. Un modèle qui vise à répartir les ressources de calcul, de communication, de contrôle/commande et de stockage au plus près des équipements et objets connectés (dans les passerelles placées en bordure de réseaux par exemple, voire dans des PC industriels ou des microserveurs), plutôt que de les concentrer sur des serveurs au cœur des infrastructures Internet, comme c’est le cas avec la traditionnelle informatique en nuage (cloud computing). Avec plusieurs avantages à la clé comme une analyse des données en quasi-temps réel, un coût opérationnel plus faible, des infrastructures réseau moins congestionnées et l’assurance d’une meilleure tolérance aux pannes.

Ainsi, selon BI Intelligence, 5,6 milliards de dispositifs ou objets connectés, propriétés d’entreprises ou d’organisations gouvernementales, s’appuieront d’ici 2020 sur l’edge computing pour la récupération et le traitement des données. La société d’études anticipe par ailleurs que ce sont les secteurs de la production industrielle, des services publics, de l’énergie et des transports qui seront les premiers à adopter ce modèle de gestion et d’analyse des données IoT. Ils seront suivis par les secteurs de la ville intelligente, de l’agriculture, de la santé et de la distribution de détail.

Le déploiement de l’edge computing pour les objets IoT peut toutefois s’avérer une tâche complexe, nuance BI Intelligence, mais l’émergence de standards pourrait simplifier les déploiements. C’est notamment un objectif que s’est fixé l’OpenFog Consortium, créé en décembre 2015 par ARM, Cisco, Dell, Intel, Microsoft et l’université de Princeton, rejoints depuis par l’organisme de normalisation IEEE, du groupe français Schneider Electric et de GE Digital, qui regroupe depuis 2015 toutes les activités numériques du conglomérat américain.

 

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