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Ecrin décline son calculateur Onyx pour les communications et l’allège en taille et poids

Publié le 30 juin 2016 à 12:17 par François Gauthier        Sous-système Ecrin Systems

Onyx Datalink

Le français Ecrin Systems a profité de la fenêtre d’exposition fournie par le salon des applications militaires Eurosatory, qui s’est déroulé à Paris les 15 et 16 juin derniers, pour présenter les évolutions de son calculateur embarqué Onyx. Lancé en juin 2012 et dédié aux besoins des marchés militaires et aéronautiques, ce calculateur repose sur l’association originale d’un processeur Intel avec un GPGPU (General Purpose Processing on Graphics Processing Unit, unité de calcul générique sur processeur graphique) d'AMD. Avec l’Onyx-Datalink, Ecrin décline aujourd'hui l’architecture de l’Onyx pour les applications de communication, en enlevant la partie graphique, et ce afin de réaliser un serveur embarqué sur Ethernet.

« Grâce à la mise en réseau sécurisée des capteurs, des plates-formes et des systèmes, les centres de commandement opérationnels doivent être en mesure de coordonner et de maximiser les informations au plus près du champ de bataille, explique Elie Gasnier, vice-président marketing et business development chez Ecrin Systems. Pour cela, il faut que les informations circulant sur les différents bus avioniques embarqués soient concentrées et prétraitées avant d’être transmises au sol par des liaisons sécurisées de type Link-11 (NTDS & ATDS), Link-16 (1553B & Ethernet) ou Link-22 (Ethernet TCP/IP). C’est là le rôle de la nouvelle plate-forme Onyx-Datalink. »

Le système est ainsi prêt à recevoir les couches logicielles applicatives ad hoc pour réaliser une fonction complète de gestion des communications de données. Au cœur de l’Onyx-Datalink, on trouve au niveau de l'unité centrale un module processeur au format COM Express architecturé autour d’un processeur Intel i7 (Haswell ou Skylake). Deux emplacements pour des cartes mezzanines au format XMC/PMC assurent la gestion de bus comme les communications ATDS/NTDS (Naval Tactical Data System), MIL-STD-1553B (avions militaires) et Arinc 429 (avions). Deux empacements pour cartes Mini PCI Express assurent par ailleurs les extensions pour les E/S généralistes. Trois ports Gigabit Ethernet, quatre ports RS-422/RS-232 et un port USB 3.0 complètent l’ensemble. Selon Ecrin, l’Onyx-Datalink peut être embarqué dans des hélicoptères, des avions avec ou sans pilote, des drones tactiques ou des MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), des navires de surface ou des sous-marins.

Simultanément, Ecrin a montré pour la première fois publiquement le µOnyx, une déclinaison de l’Onyx sous la forme d’un système de type SSF (Small Form Factor). Avec ce nouveau membre de la famille, la cure d’amaigrissement de l’Onyx aboutit ici à un système dont la taille a été réduite de moitié, le poids divisé par deux et la consommation énergétique réduite de 60% par rapport à son ainé. Des caractéristiques synthétisées par Ecrin dans le slogan : 3 litres, 3 kilos, 30 watts  !

Le µOnyx, destiné à des applications à fortes contraintes environnementales, sera disponible dans sa version définitive avec les qualifications adaptées à la fin de l’année. Il devrait être architecturé autour d’une carte COM Express avec un circuit SoC d’Intel, un Core i7 Skylake à double cœur en l'occurrence doté d’une enveloppe thermique globale de 15 W et flanqué de 32 Go de mémoire DDR4. Comme sur les Onyx, des emplacements pour cartes PMC et Mini PCI Express sont prévus. Avec ce système puissant, mais de très petite taille, Ecrin s’ouvre aussi le marché des drones civils dont les contraintes sont fortes en termes de coût, de consommation et de volume occupé par les calculateurs embarqués.

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