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Daimler investit dans la start-up française Hap2U pour développer l'avenir de l'haptique

Publié le 15 octobre 2018 à 12:18 par François Gauthier        Conjoncture

Hap2U Daimler

La jeune société française Hap2U, qui a développé une technologie de ressenti du toucher sur les interfaces tactiles, accueille comme actionnaire principal la société automobile Daimler. Objectif : développer et faire progresser l’approche haptique de la start-up, notamment dans les voitures de demain. Selon la firme française à laquelle L’Embarqué a consacré un portrait détaillé en juin 2016 (lire notre article ici), la relation entre Daimler et Hap2U va aller au-delà de l’investissement financier (dont le montant selon certaines sources atteindrait 4 millions d'euros) puisque les deux sociétés vont collaborer concrètement sur des applications intégrant des capacités d’interaction homme-machine (IHM) innovantes, et sur le transfert de la technologie vers des processus de fabrication industriels.

« Nous partageons avec Daimler la même vision, à savoir que l'haptique va devenir un élément essentiel des interfaces tactiles, commente Cédrick Chappaz, PDG et cofondateur de Hap2U. Le financement supplémentaire apporté par Daimler nous donnera les moyens de soutenir cette ambition en augmentant les effectifs de la société pour répondre à la demande en matière de validation de concept et de transfert de technologie. »

Fondé en 2015 et basé à Grenoble, Hap2U a développé une technologie d’enrichissement des sensations du toucher sur des dalles tactiles. En d’autres termes, la jeune pousse propose de modifier la manière dont on interagit avec une interface tactile en apportant la sensation de relief lors du toucher grâce à une technologie originale de retour haptique (une force de faible intensité qui “s’oppose” à la sensation de toucher dans la continuité du doigt sur l’écran). Son approche repose sur la génération, sous la surface de verre de l’interface tactile, d’une microvibration créée par des ondes ultrasoniques à haute fréquence et faible amplitude. Avec ce procédé, le doigt, au lieu de “sentir” un contact perpétuel avec l’interface, ressent de manière transitoire une interruption du contact.

Cette approche permet d’améliorer l'expérience utilisateur dans une multitude d'applications et apporte de la valeur dans des domaines comme le contrôle/commande, dans lequel l’opérateur doit se concentrer sur la tâche et non sur l’écran. Les applications automobiles, orientées à la fois vers le consommateur et les applications de contrôle, représentent à ce niveau un compromis idéal pour cette technologie. D’où l’investissement de Daimler.

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