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Amazon ouvre sa plate-forme de services Web aux objets connectés ; le monde de l'embarqué suit

Publié le 09 octobre 2015 à 12:13 par Pierrick Arlot        Plate-forme Amazon

Amazon Web Services IoT
A l’instar de géants du Web comme IBM, Microsoft ou Google, Amazon ne compte pas passer à côté des opportunités offertes par l’Internet des objets. La firme américaine vient ainsi de dévoiler sous le nom d’AWS IoT une plate-forme destinée à faciliter la connexion d’équipements divers et variés (véhicules, turbines, systèmes d’éclairage, réseaux de capteurs…) aux services dans le nuage AWS (Amazon Web Services). Objectif : permettre aux entreprises, quelles qu’elles soient, de stocker, traiter, analyser les volumes de données générées par tous ces objets à grande échelle puis de générer des interactions en conséquence. On se souviendra qu'en début d'année, Amazon s'était offert 2lemetry, un spécialiste des plates-formes en nuage pour... l'Internet des objets.
 
Pour ce faire, les objets devront être connectés à la passerelle Device Gateway de la plate-forme AWS IoT (voir illustration ci-dessous) via des protocoles de communication comme HTTP et MQTT et les équipementiers pourront configurer des règles précisant comment la plate-forme manipule les données émises et quelles sont les actions à entreprendre en fonction de conditions préétablies. Afin de permettre aux applications dans le nuage d’interagir avec les objets même si ceux-ci sont temporairement déconnectés, AWS IoT en crée dans le nuage une version virtuelle ou « fantôme » qui est représentative de l’état le plus récent du dispositif et avec laquelle applications et autres objets peuvent communiquer à tout moment par messages interposés. La sécurité est aussi un point sur lequel Amazon s’est penché : la plate-forme AWS IoT impose une authentification mutuelle afin que des données ne puissent pas être échangées avec des objets tant que les identités n’ont pas été prouvées, assure le géant du Web qui affirme que toutes les données sont par ailleurs cryptées.
 
Dans sa stratégie d’attaque de l’Internet des objets, Amazon a su s’entourer d’un grand nombre de fabricants de semi-conducteurs officiant dans le domaine de l'embarqué (Broadcom, Intel, Marvell, Mediatek, Microchip, Qualcomm, Renesas, Seed Studio, Texas Instruments) et de deux distributeurs d’envergure mondiale (Arrow et Avnet). Tous se sont engagés à fournir aux concepteurs d’objets connectés des kits de démarrage compatibles AWS IoT embarquant le SDK AWS IoT Device et dotés de la connectivité à la plate-forme AWS IoT « out-of-the-box ».
 
A titre d’exemple, Texas Instruments a d’ores et déjà annoncé la disponibilité du SDK AWS IoT sur la carte d’évaluation LaunchPad architecturée autour du microcontrôleur sans fil Wi-Fi CC3200. Avnet, pour sa part, propose le kit de démarrage compatible AWS IoT BCM4343W bâti sur le circuit SoC Wiced Wi-Fi/Bluetooth à cœur ARM Cortex-M4 du même nom de Broadcom. Arrow, de son côté, s’est associé à Qualcomm Technologies et Amazon pour mettre au point la carte de développement DragonBoard 410c « Internet of Things » basée sur le processeur Snapdragon 410 à quadruple cœur ARM Cortex-A53 et compatible avec la spécification open source 96Boards de l’alliance Linaro. Enfin, Renesas et l’éditeur Micrium ont joint leurs compétences pour lancer un kit de démarrage AWS IoT articulé autour du microcontrôleur 32 bits RX600 du Japonais et du middleware embarqué de connectivité Micrium Spectrum.
 
A ces noms, on ajoutera encore celui de MediaTek, avec le kit de démarrage LinkIt ONE, des modules additionnels Grove de Seeed Studio, un SDK et des bibliothèques dûment certifiées pour exécuter les services AWS IoT, et celui de Marvell, avec le kit de démarrage EZ-Connect MW302 IoT, compatible AWS IoT et architecturé autour du SoC MW3012 à coeur ARM Cortex-M4 (et Wi-Fi 802.11n intégré).
 

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